Lyon : le temple des Brotteaux (1785-1793)


La tolérance devenant un fait de société, les protestants cherchent à rapprocher leur lieu de culte et, dès 1784, négocient avec Jean-Antoine Morand l'achat d'un emplacement pour construire un temple moins éloigné que celui des Charpennes. Mais le coût de la construction les en dissuade. Quand ferme la fabrique de gaze, située dans l'aile réservée à la loge maçonnique La Paisible, Morand saisit cette opportunité et loue ce local aux protestants, ainsi que le petit jardin attenant. Il s'engage à réaliser les travaux demandés par les Réformés : réparation du mur de clôture endommagé par des inondations de la rue Tronchet, réfection du plancher et du plafond de la salle, percement de fenêtres et de portes, construction de pavillons de part et d'autre de la rue Boileau, aménagement de la cour commune afin que les eaux de pluie s'écoulent dans la rue. L'implantation de ce local est délimitée par les rues Boileau, Garibaldi et Tronchet. En dépit du retard pris par ces travaux, les protestants peuvent tenir leur première assemblée le 26 octobre 1785.

Ensuite, en 1787, les protestants deviennent locataires de la loge maçonnique La Sagesse à qui Morand a vendu ces locaux.

Le siège de 1793 vient interrompre le culte. Les bâtiments et les jardins sont dévastés par les combats, le mobilier pillé. Seule l'aile des protestants subsiste, mais il n'est pas question, en pleine période de déchristianisation, de reprendre les cultes.

Sources : article de Paul FEUGA, in : Bulletin Municipal Officiel, n° 5247, 15 novembre 1998. et fonds Morand, 14 II 19-3, déposé aux Archives municipales de Lyon.


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